COMUNIÓN EN LA IGLESIA DE YESTE "La memoria del espejo" es el título de una colección de poesía y música con que el poeta hispano argentino Claudio Serra Brun homenajea a sus dos orillas: España y América. La fórmula de editar poesía en compactos con acompañamiento musical no es nueva, pero estamos ante una entrega en que las voces y los instrumentistas son de una calidad sorprendente y que, además, nos atañe directamente por el tema. El título es paradigmático de lo que allí se ofrece, pues sólo mirándose frente a frente, como en un espejo, podrán España y América comprenderse mútuamente. Pero hay un poema que es representativo de todo el conjunto, porque es nudo y cifra de todo un poemario: Se trata del titulado "Comunión en la iglesia de Yeste, Albacete". Se inicia con el verso "Se abren los caminos de lo que fui " y en él el poeta se siente, como en la anagnórisis de los héroes clásicos, capaz de comprender, a través de la luz de un mediodía de Yeste, todo su pasado. No sólo de dónde viene sino también los caminos diversos -distintos y distantes, pues sólo distanciándose ha podido comprenderlos-, que lo han llevado bajo esa luz de La Mancha, en ese mediodía de Primera Comunión, desde su Argentina natal. ¿Cómo no recordar a Rubén Darío quien, al contemplar por primera vez el Mediterráneo exclama "veo en aceite y vino / yo, mi antigüedad "? Pero el poeta va más allá y bajo esta luz de la infancia, es capaz de olvidar hasta sus lágrimas de exiliado para asumir el pasado y mirar al futuro sin miedos y con una mirada nueva. Esta
luz de la infancia con su promesa de eternidad ("la
luz con el tiempo dentro", llamó Juan Ramón a Moguer,
su patria chica), unida a los colores y a las voces de
los niños y niñas de Primera Comunión, absolverá al poeta,
que ve, gracias a ese momento único, cómo todo lo pasado
ha merecido la pena. El
poema dialoga así, a través de esa unidad de sentido,
con el resto de los poemas del volumen. Una obra de arte dedicada a los que no leen por falta de tiempo (siempre ha de haberlo para la poesía) y destinada a demostrar que camino del autoconocimiento no tiene por qué ser un calvario: A veces se convierte en el más gozoso de los misterios. _______ http://www.poesur.com/M4ComunionIglesiaYeste.htm http://www.latribunadealbacete.es/noticia.asp?Noticia=18566 COMMUNION DANS LA ÉGLISE DE YESTE Commentaire par Prof. MARÍA ANUNCIACIÓN FERNÁNDEZ ANTON "La mémoire de miroir" est le titre d'un recueil de poésie et musique avec lequel le poète d'Espagne et d'Argentine Claudio Serra Brun rend un hommage à ses deux côtes: Espagne et l'Amérique. La formule d'éditer poésie dans un disque compacte avec l'accompagnement musical n'est pas nouvelle, mais ici nous sommes confrontés à une prestation dans laquelle la voix et les instrumentalists sont d'une qualité surprenant et que, en outre, nous concerne directement par le sujet. Le titre est paradigmatique de ce qui est offert, car seulement de reconnaître mutuellement, face à face, comme dans un miroir, est que l'Espagne et en Amérique peuvent atteindre leur compréhension. Mais il y a un poème qui est représentative de l'ensemble, parce qu'il est noeud gordien et figure de toute une série de poèmes : C'est le poème intitulé "Communion dans l'église de Yeste, Albacete". Il commence par le verset " Les chemins s'ouvrent de ce que je fus. " et en lui le poète estime, comme dans le anagnórisis de héros classiques, capable de comprendre, par la lumière de midi de Yeste, tout son passé. Non seulement où il s'agit mais également les routes divers -différents et lointain, parce que seulement à la distance le poète a été bien compris- , qui ont conduit à la lumière de la Mancha, dans ce midi de première communion, de son autochtones Argentine. Comment ne pas rappeler Rubén Darío qui, à examiner pour la première fois la Méditerranée s'écriant "Je vois dans le pétrole et du vin, mon ancienneté"? Mais le poète va plus loin et dans cette lumière de l'enfance, est capable d'en oublier jusqu'à ces larmes de exilé pour assumer le passé et regarder l'avenir sans crainte et avec un nouveau coup d'oeil. Cette lumière de l'enfance avec sa promesse d'éternité (" lumière avec le temps au sein ", a nommé Juan Ramón à son village natal, Moguer ), conjuguée avec les couleurs et de la voix des garçons et filles de première communion, avec cette lumière va absoudre à le poète, qui voit, grâce à ce moment unique, comment tout passé a été utile. La musique est du tango, comme dans tout le volume IV de La Mémoire du Miroir aux qui appartient le poème, avec la musique d'Astor Piazzolla et d'autres auteurs, imbattable compléter que non seulement éclaire la poésie mais qui l'entoure dans une meilleure unité de sens. Le poème dialogue ainsi, par cette unité de sens, avec le reste de la poésie du disque. Un travail de l'art dédié à ceux qui ne lisent pas par manque de temps (toujours il doit l'avoir pour la poésie) et visant à démontrer que le chemin de la connaissance ne doit pas être une épreuve : Parfois devient le plus heureux événement des mystères. ___________ Prof.MARÍA ANUNCIACIÓN FERNÁNDEZ ANTON © Copyright La Tribuna de Albacete. España. redaccion@latribunadealbacete.es http://www.latribunadealbacete.es/noticia.asp?Noticia=18566 http://www.poesur.com/M4ComunionIglesiaYeste.htm (Version française: CSB)
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Actualizado:6Enero2008
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